Sur son réseau René Blache nous raconte à sa manière une histoire presque réelle : celle de l’affinage du comté dans les caves du fort de Saint Antoine.
René Blache commence sa narration par “il était une fois un petit train qui transportait sur la ligne du Tacot, les meules de Comté fabriquées dans le chalet de l’Oye et Pallet, pour être affinées dans le fort de Saint Antoine.”
C’est histoire en trois dimensions que nous raconte son auteur est tirée d’une bonne connaissance géographique et historique de la région où il vit. Le Tacot, en réalité la Compagnie de Pontarlier à Mouthe, a réellement existé. Il reliait les deux bourgades en parcourant les 29 kilomètres qui les séparent en deux heures. La ligne était à l’écartement métrique et elle a connue une exploitation de 50 ans entre 1900 et 1950. Ce chemin de fer traversait le village de Oye et Pallet qui était le siège d’une “fruitière” recueillant le lait des producteurs locaux. Au dessus du village de Malbuisson se dressait le fort qui a après avoir été déserté par les militaires a été racheté en 1965 par un fromager pour l’affinage de meules de comté produites dans le secteur.
En réalité, la fromagerie et le fort ne sont accessibles que par la route, et la voie ferrée n’a jamais relié ces deux points. Mais comme nous le dit René Blache l’ensemble de ces éléments lui ont permis de créer ce “délire ferroviaire”.
Avant de laisser l’auteur nous raconter son histoire au travers des différentes photos, il faut également s’attarder sur la multitude de petits trucs qui lui permettent de mettre en scène ses trains. Tout d’abord, le réseau a été conçu pour être facilement transportable tout en permettant d’avoir une zone visible conséquente. Pour cela René Blache a conçu la structure afin qu’il soit totalement repliable pour le transport, et d’une installation rapide. Et puis il a développé des petits mécanismes simples et ingénieux pour charger et décharger “automatiquement” les meules de comté des wagons, faire tourner la plaque tournante, … Il comprend en plus du “train du comté”, un circuit en boucle pour que le “Tacot” puisse passer régulièrement.



